Commentaires

Regard sur la politique

Jeudi 16 mars 2006
Lorsque l'on évoque "l'intelligence économique" c'est un peu comme si l'on cherchait à se prononcer sur le sexe des anges!
En effet chacun a sa définition, son avis, son analyse, sa méthode pour tenter
d'exprimer ou d'expliquer ce que chacun ressent confusément au travers de sa vie, de son expérience et de ce qu'il est dans la société: un citoyen Français. Et ce citoyen qu'il soit civil ou sous l'uniforme, comme ses homologues étrangers, vibre quand il le faut à l'unisson de cette équipe de rugby qui gagne au stade de France ou sur un terrain hors de France comme ces médailles olympiques arrachées dans la dernière ligne droite d'un parcours de fond homérique: une fierté partagée. Unanimes, nous nous sentons alors collectivement solidaires de ces équipes qui sont le porte-drapeau d'une France victorieuse et vigoureuse.

Mais pour quelles raisons cette conscience collective se "lâcherait-elle", à bon escient, exclusivement lors de rencontres sportives qui nous tiennent en haleine?
Que penser, en effet, des multiples défis  industriels, commerciaux, environnementaux relevés par ceux et celles qui appartiennent au "monde du travail" et qui se donnent sans compter pour relever le défi du "made in France"? Portons-nous une attention suffisante à ceux qui font cette "France qui gagne"? Et pourtant ce sont de sacrés équipes engagées dans une guerre sans merci: la guerre économique! Parce que dans le cas ou nous nous en serions pas rendu compte, ce sont désormais nos entreprises qui sont en première ligne avec leurs armées -les grands groupes industriels- comme les "voltigeurs" en rangs serrés –nos PME/PMI-, pour mener un combat décisif -prise de marchés, prise de capital, fusions- dans lequel tous les coups semblent permis - OPA, alliances, délocalisations- avec des "victimes" se comptant par centaines de milliers: chômage persistant.

Conséquence de la mondialisation, l'économie de marché est devenue, par la force des choses, l'élément essentiel de notre vie. Dans ces conditions comment relever ce défi pregnant et gagner, ou du moins ne pas perdre, cette grande confrontation économique qui s'opère devant nos yeux? Bien sûr c'est tout d'abord être persuadé que notre avenir collectif- match mondial- se joue en ce moment,"à guichet
fermé", et avoir conscience de nos faiblesses.
J'ai été frappé, au cours de mes séjours opérationnels en ex-Yougoslavie il y a moins de 10 ans, de notre incapacité à nous imposer comme acteurs majeurs de la reconstruction du pays. Ayant pourtant "payé le prix du sang" avec abnégation et courage nous avons du toutefois céder notre place aux "ouvriers de la 25e heure" mieux
organisés, plus combatifs sur le terrain économique et qui avaient compris, déjà, que les forces militaires ne représentent plus exclusivement la puissance d'une nation. Ainsi les entrepreneurs italiens, allemands et britanniques se sont imposées sans coup férir réduisant les Français à leur seule présence militaire, image de marque devenue brusquement désuète. Tirant l'expérience de ce rendez-vous raté et prenant exemple su nos alliés, la Défense a alors développé le concept des actions civilo-militaire, crée une structure dédiée et lancé un certain nombre de "ponts" en direction des entreprises.
De fait, la présence des entreprises françaises dans le Kosovo
post-conflit fut remarquée. Mais au delà des actions ponctuelles répondant à une situation donnée -être présent et actif lors de la phase de reconstruction- , c'est une prise de conscience collective du "made in France" à acquérir ou à faire acquérir, tout en sensibilisant les acteurs engagés en "première ligne".

Nos entreprises comme le sont nos armées en
campagne, mais au quotidien pour les premières, sont susceptibles d'être l'objet de manoeuvres déstabilisatrices qui peuvent prendre les aspects les plus inattendus. Or les acteurs, la "matière grise", les brevets, les secrets de fabrication, l'information, -autant d'avantages sur le ou les concurrents/adversaires- doivent être  protégés et sauvegardés. Ils sont les garants de notre supériorité actuelle et à venir. Ainsi l'ensemble des actions -offensives ou défensives- qui peuvent être envisagées et conduites, individuellement ou collectivement, à cette sauvegarde entrent dans le champ de ce qu'il convient d'appeler "l'intelligence économique". Un champ –de "bataille"- sur lequel nos PME/PMI, sans doute les plus exposées parmi nos entreprises, devront s'imposer sans tarder. Il y va de leur avenir, et par voie de conséquence, du nôtre.
Par E.R.
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Mardi 21 mars 2006
Sans entrer dans une polémique stérile concernant les chiffres avancés des manifestations diverses et variées qui émaillent notre quotidien depuis des semaines, ni me prononcer sur le bien-fondé des multiples prises de position des uns et des autres ou plus exactement des uns contre les autres, encore moins me livrer à une quelconque exégèse du pourquoi et du comment d’autant de violence gratuite, je ne résiste pourtant pas à vous livrer quelques commentaires qui me viennent à l’esprit.

C’est en premier lieu la conception même de la démocratie, ou du moins l’idée que je m’en faisais jusqu’alors, qui me paraît être atteinte dans ses fondements. En effet dès lors que le Parlement, émanation de la représentativité nationale, s’est  prononcé sur un texte de loi -quel qu’il soit- les citoyens appartenant à la collectivité nationale ont le devoir d’accepter les décisions prises par une majorité des représentants du Peuple. Or il semblerait, de plus en plus fréquemment d’ailleurs, que les votes ne suffisent plus à notre vie démocratique s’il ne sont pas « appuyés » par des manifestations de rue. Est-ce à dire que pour être citoyen à part entière il faille désormais à la fois voter et manifester?

Un autre domaine tout aussi surprenant me paraît lié à l’intérêt personnel -« mes » droits- qui prend progressivement le pas sur celui de l’intérêt collectif -les devoirs-, voire qui le supplante quels que soient les évènements. Un individualisme bien Français, qui fait partie de notre « patrimoine » génétique, mais qui a une fâcheuse tendance à s’exacerber depuis plusieurs décennies, hélas ! Dans ces conditions comment ne pas être dubitatif devant un tel émiettement des attitudes des uns et des autres qui ne paraissent guidées que par des intérêts partisans, comment ne pas se montrer perplexe devant des prise de positions tellement outrancières qu’elles jettent le discrédit sur ceux-là même qui les décident, comment ne pas se montrer inquiet devant un tel délitement des responsabilités et une quasi impossibilité à se faire ni entendre ni comprendre, hormis par la rue ? L’écoute de l’autre et la considération portée à autrui seraient-elles des qualités en voie de disparition ?
Et ne sommes-nous pas en train de dilapider-collectivement- ce qui ce qui a fait notre force des siècles durant ? Cette fierté d’être ce que nous sommes, une appartenance à un peuple profondément enraciné et complice de son environnement forgé au fil des siècles, une façon de se comporter et de faire -unique- qui nous différencie des autres, les héritiers d’un passé chargé d’émotion et d’histoire, legs enrichi au fur et à mesure par des générations solidaires, bref une fierté collective, un « vivre ensemble » chargé de sens. Cette « Douce France » chantée par Trenet serait-elle devenue un mythe ?

Et puis quel exemple donnons-nous aux autres de par le monde, nous qui avions l’habitude     -fâcheuse- de nous ériger tantôt en censeurs, tantôt en conseilleurs afin de faire valoir auprès des pays fraîchement émancipés de leur tutelle, une certaine « idée de la France ».Je ne puis m’empêcher de penser aux population de l’ex-Yougoslavie ou d’Afrique, que nous avons conduit sur les chemins de la liberté en leur vantant les mérites de la démocratie c’est à dire la pluralité des opinions, les bienfaits du suffrage universel, l’acceptation des décisions prises par une majorité reconnue comme l’inanité des manifestations violentes, « récupérables » et pouvant dégénérer donc pouvant mettre à mal la démocratie.

France : retour à la case départ ?
Par E.R.
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"Nous le savions bien que vous alliez poursuivre cette démarche de communication si importante(...)Nous savons que votre action demande de l'énergie et du temps."



"Si nos corsaires, et leurs pairs, étaient vraiment bons, ils auraient fait l’économie d’une lettre." Maxime


"Le véritable lien armées-nation est quelque chose de trop important pour être continuellement exprimé. C'est quelque chose qui est évident que les gens n'y prennent plus garde, et ce sentiment ressurgi dans les moments difficiles, comme maintenant avec ces soldats tombés en Afghanistan. J'ai l'impression en revanche que les gens ne considèrent l'armée plus que périodiquement, dans des élans patriotiques similaires à ceux qu'on voit lors des coupes du monde ou des JO. Or l'armée n'est pas une équipe de football ou de rugby; l'enjeux est incomparable. Le lien qui vous est cher, Général De Richoufftz, existe, mais il est sommeillant, il se réveille périodiquement, mais pas tout le temps, du moins c'est mon impression. Dans tous les cas, je trouve votre travail très intéressant bien que je n'en aie consulté qu'une partie encore. Cordialement," Lorraine


"A Jacques : je suis heureux de cette réaction d'Emmanuel, qui n'a jamais hésité à mettre sa carrière (ou son commandement d'unité) en jeu pour défendre ses idées, et a pris les plus grands risques sans se cacher derrière l'anonymat. Le devoir de réserve, c'est clairement une obligation de ne pas faire état de ses divergences de vues pour l'intérêt du service. La règle est claire. Mais la règle de l'honneur et du sens de l'intérêt collectif est tout aussi claire, si c'est l'intérêt du service, et qui plus est du service public, qui est en jeu, l'obligation du fonctionnaire, qu'il soit civil ou militaire, est bien de remetttre publiquement sa démission pour ne pas entériner ce qu'il pense être un manquement ou dévoiement de la mission. Nos généraux anonymes se content de tirer la sonnette d'alarme sans remettre leur carrière en jeu. Sans doute pensent-ils que la situation n'est pas assez grave. C'est là qu'ils se trompent, et que leur démonstration finalement tombe à plat, faute d'être pleinement assumée. Hommage à ceux qui signent !" Pierre Bayle "Les Européens veulent des Droits égaux pour tous. Les Allemands revendiquent comme les Irlandais, les Français, les Hollandais ou les Espagnols le Droit de dire NON. SARKOZY saura t il les comprendre aussi ?" Sophie

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