Commentaires

Coups de gueule...

Jeudi 9 mars 2006

En ce moment vous aurez remarqué que la presse s’exprime beaucoup sur la Côte d’Ivoire, ou du moins, rapporte des faits qui ne peuvent que desservir la crédibilité de nos forces qui font sur place, depuis maintenant plus de trois années, un remarquable travail de maintien de la paix.

Pour avoir servi sur ce théâtre pendant plus de quatre mois à la tête de près de 4000 hommes et femmes tous tendus à la réussite de la mission, je puis vous dire qu’un tel « tam-tam » médiatique est toujours mal ressenti. En effet, il est désagréable pour une entité comme la nôtre qui se donne sans compter -que serait ce pays si la France n’était pas présente avec ses soldats ?- d’être ainsi montrée du doigt.

Bien sûr si des faits répréhensibles devaient être confirmés par une enquête de commandement ou dénoncés par la justice, nous accepterions les reproches et les condamnations quelles que puissent en être les conséquences pour ceux ou celles qui auraient commis de tels délits. Mais si tout ceci n’était que ragots avancés par une presse à la recherche de « scoops » à tout prix sans s’entourer des recoupements nécessaires, alors nous pourrions penser à des « manœuvres » d’intoxication –de «déception» disait-on autrefois- s’inscrivant dans un processus plus large consistant à décrédibiliser peu à peu les troupes françaises dans la zone : à qui profite le « crime » ?

Par Le général de Richoufftz
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Samedi 25 mars 2006

En tant qu’observateur quelque peu médusé, comme une majorité de Français silencieux, je  me montre dubitatif devant un tel déferlement de violence gratuite quasi quotidienne qu’il m’est donné d’observer par petit écran interposé, à heure fixe, comme au spectacle.

L’image est parfaitement bien orchestrée
avec ses rassemblements, ses déplacements, ses habituels casseurs, ses agressions envers ceux qui souhaitent manifester dans le calme, ses slogans qui réveillent de lointains souvenirs -ceux d’une époque qui me paraît pourtant révolue- celle de la « pensée unique ». Images de nos forces de l’ordre stoïques, subissant sans broncher les assauts répétitifs et les jets de projectiles : cibles faciles ! Vision navrante de carcasses fumantes, de vitrines brisées, de commerces mis à sac, de mobiliers urbains saccagés, de débris éparpillés, sans raison. Images désastreuses et ravageuses hors de nos frontières, celles d’une France rabougrie, tournée sur son passé, pour ne pas dire hors jeu dans un monde qui se structure et qui s’est mis, depuis une dizaine d’années déjà, « en ordre de bataille » sans nous, afin de faire face, du mieux possible, aux attendus de ce siècle dans lequel l’économie sera au cœur de notre existence. Faut-il s’en réjouir ou faut-il le déplorer ? Peu importe: il convient de relever le défi. Il n’y pas d’autre issue !

La réalité me paraît plus contrastée
. C’est celle d’une jeunesse rassasiée de biens de consommation mais orpheline de grand dessein de vie, de plus en plus consciente que nombre de formations suivies au lycée comme à l’université ne sont plus adaptées au marché du travail actuel comme aux offres à venir, que la durée au travail sera nécessairement  allongée de manière drastique en raison des dettes et déficits colossaux que notre génération a accumulés et que nos enfants seront  contraints d’éponger,  et  que  la  précarité dans tous les domaines de leur quotidien devrait devenir, par la force des choses malheureusement, la règle partagée par tous. Cette jeunesse dans la rue, du moins celle qui recherche, sans heurts, une marque de considération de la part des adultes que nous sommes, doit être regardée au travers d’un double prisme. Celui  du désespoir d’une génération en quête d’absolu –sans avoir trouvé, à ce jour, les  réponses à leur questionnement- et d’une sourde révolte devant notre incapacité d’adultes – responsables du pays depuis des années- à leur avoir « montré la voie ». Ils sont non seulement nos enfants, certes, mais ils se sentent d’ores et déjà des adultes qui auront à prendre, bientôt, la responsabilité de notre destin collectif.

Par E.R.
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"Nous le savions bien que vous alliez poursuivre cette démarche de communication si importante(...)Nous savons que votre action demande de l'énergie et du temps."



"Si nos corsaires, et leurs pairs, étaient vraiment bons, ils auraient fait l’économie d’une lettre." Maxime


"Le véritable lien armées-nation est quelque chose de trop important pour être continuellement exprimé. C'est quelque chose qui est évident que les gens n'y prennent plus garde, et ce sentiment ressurgi dans les moments difficiles, comme maintenant avec ces soldats tombés en Afghanistan. J'ai l'impression en revanche que les gens ne considèrent l'armée plus que périodiquement, dans des élans patriotiques similaires à ceux qu'on voit lors des coupes du monde ou des JO. Or l'armée n'est pas une équipe de football ou de rugby; l'enjeux est incomparable. Le lien qui vous est cher, Général De Richoufftz, existe, mais il est sommeillant, il se réveille périodiquement, mais pas tout le temps, du moins c'est mon impression. Dans tous les cas, je trouve votre travail très intéressant bien que je n'en aie consulté qu'une partie encore. Cordialement," Lorraine


"A Jacques : je suis heureux de cette réaction d'Emmanuel, qui n'a jamais hésité à mettre sa carrière (ou son commandement d'unité) en jeu pour défendre ses idées, et a pris les plus grands risques sans se cacher derrière l'anonymat. Le devoir de réserve, c'est clairement une obligation de ne pas faire état de ses divergences de vues pour l'intérêt du service. La règle est claire. Mais la règle de l'honneur et du sens de l'intérêt collectif est tout aussi claire, si c'est l'intérêt du service, et qui plus est du service public, qui est en jeu, l'obligation du fonctionnaire, qu'il soit civil ou militaire, est bien de remetttre publiquement sa démission pour ne pas entériner ce qu'il pense être un manquement ou dévoiement de la mission. Nos généraux anonymes se content de tirer la sonnette d'alarme sans remettre leur carrière en jeu. Sans doute pensent-ils que la situation n'est pas assez grave. C'est là qu'ils se trompent, et que leur démonstration finalement tombe à plat, faute d'être pleinement assumée. Hommage à ceux qui signent !" Pierre Bayle "Les Européens veulent des Droits égaux pour tous. Les Allemands revendiquent comme les Irlandais, les Français, les Hollandais ou les Espagnols le Droit de dire NON. SARKOZY saura t il les comprendre aussi ?" Sophie

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