Quiproquo !

Publié le par Général de Richoufftz

Il y a quelques semaines  les autorités ministérielles en charge de l’immigration choisie ont semblé prendre à bras le corps la question des illégaux de Calais ; des clandestins par centaines qui occupent le terrain depuis des mois, en attente de franchir la Manche mais quand ?

Une vaste opération de nettoyage des immondices et des abris de fortune amoncelés durant des mois dans des campements sauvages par une population en attente de se frayer un cheminement vers la Grande Bretagne, véritable Terre Promise pour ces sans abris et gagne pain ô combien rémunérateur pour des passeurs peu scrupuleux et à peu près intouchables, a été conduite tambour battant. Des moyens policiers importants furent déployés au petit matin pour une mise en scène politico-médiatique visiblement bien orchestrée : concentration de policiers, dispersion des associations, destruction des campements, « arrestation » des sans papiers, « sélection » des possibles ayant-droits, « accompagnement » vers des lieux de rétention hors du département afin de fixer leur sort administratif à d’éventuels réfugiés politiques.

Et toute cette mise en scène, pour quel résultat ? N’a-t-on pas dit que les principaux intéressés avaient été avertis la veille ou l’avant veille par des associations vigilantes? Les réfugiés chassés n’ont-ils pas rejoint la zone de Calais en seulement vingt-quatre heures, applaudis par un public totalement acquis ? Ces mêmes associations qui vivent et prospèrent grâce aux subsides accordés par les Pouvoirs Publics… Dans ce cas, un bien curieux mélange : contribuer au maintien d’une situation bloquée tout en vilipendant ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi. Et pour faire bonne mesure, donner de la voix avec le chœur des humanoïdes scandalisés à l’idée d’un renvoi possible, chez eux en avion, de sans papiers afghans.

Ces jeunes afghans, entre autre, venus chercher en Occident un avenir digne mais improbable que nos démocraties seront dans l’incapacité de leur assurer tant nos difficultés sont immenses. A cette période de leur histoire ou tous les bras vaillants sont plus que nécessaires pour édifier la nation afghane, que ce soit en portant les armes contre l’ennemi ou en se lançant à corps perdu dans la reconstruction physique de ce pays marqué par plus de trente années de conflit, ces  volontaires au départ ne sont que des déserteurs qui s’ignorent . Il est en effet plus facile d’assumer le risque de « passer » en geignant sur son sort accepté que de répondre « présent » à la défense de sa patrie. Il est proprement injustifiable que nos soldats et ceux de la coalition engagés dans une guerre rude contre le terrorisme donnent leur vie pour ceux-là même qui fuient leurs responsabilités.

Nos associations devraient s’en souvenir !



En réponse à vos commentaires:

J’observe que ma prise de position concernant la « jungle de Calais », que certains jugent « décalée », a provoqué nombre de commentaires de votre part. Je vous en suis reconnaissant car cela démontre, s’il en était encore besoin, que vous semblez avoir du caractère! Et puis vos interventions me stimulent et me confortent dans mon cheminement…
Il y a une semaine je me trouvais dans l’enceinte des Invalides à Paris, comme huit cent autres anonymes. Une soirée avec la musique de la Légion Etrangère, qu’accompagnaient les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, était dédiée aux blessés de l’armée de terre. Les droits d’entrées recueillis permettront à la Cellule d’ Aide aux Blessés de l’Armée de Terre - CABAT- , cette année encore, de venir en aide à nos soldats atteints dans leur chair et de soutenir leurs familles. Pas moins d’une centaine de victimes pour le seul théâtre Afghan depuis le début de l’année, dont certains estropiés à vie : sans commentaire !

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Taras 17/12/2009 08:15


Ces Afghans ne sont pas des réfugiés politiques même si leur pays connaît une situation de guerre religieuse et clanique .
Aujourd'hui, presque tous les sans papiers déposent un dossier de demande d'asile politique.
Mon grand père fut un réfugié politique et ne put venir légalement en France qu'en 1924, 4 ans après la défaite de l'Armée blanche de Wrangel et son évacuation de Crimée. Tout comme les
Républicains espagnols, même s'ils furent internés.


didier 31/10/2009 14:04


Mon Général,

Merci de mettre l'accent sur le fait qu'il est toujours plus facile de fuir pour trouver fortune ailleurs que de rester et se battre contre l'opresseur intérieur (les talibans en l'occurence).

D'aucun devrait se rappeler que si la France s'est libérée en 44 ce fut aussi grace aux jeunes et moins jeunes, hommes et femmes qui se sont battus parfois en y laissant leur vie...

On ne pourra jamais empêcher les gens de rêver à la France ou à l'angleterre, mais le spectacle de leur retour et l'expérience dont ils parleront seront le meilleur exemple à donner pour dissuader
les candidats à l'immigration clandestine appuyée sur des réseaux mafieux...



Jacques Heurtault 31/10/2009 01:24


Je suis entièrement d'accord avec vous, Mon Général! Certains ne comprennent décidément pas que ce concert de protestations a un objectif et un seul : tenter de damé le pion à Sarko! Ce en quoi ils
se trompent lourdement ...
Il ne faut pas céder un pouce de terrain sur la question des valeurs! Les Afghans illégaux en France sont des DESERTEURS, rine de plus! En temps de guerre, les déserteurs sont normalement
lourdement condamnés ...


denis merlin 30/10/2009 11:52


Il convient de se souvenir d'abord que tous les hommes sont égaux en droits fondamentaux. Nous sommes en Aghanistan pour rétablir les droits de l'homme à la demande du gouvernement légal.

Dans ces conditions, aucune considération historique, sociologique, ou psychologique, ou d'économie ou de stratégie internationale, ou de dénonciation de complot(s) ne peut justifier que nos
soldats courent un risque de blessures , de handicaps ou  de mort pour des gens qui viennent se "réfugier" chez les soldats, étrangers à leurs problèmes, qui risquent leur vie pour eux et chez
eux. Tous les hommes sont égaux. Il faut bien garder ce principe en tête. Nos soldats sont égaux en droit aux Afghans, il ne peuvent renoncer à leurs droits à la santé et à l'intégrité physique
pour des gens qui ne veulent pas courir les mêmes risques, cela engendrerait une disparité inégalitaire manifeste. Il n'en serait pas de même, naturellement, pour des femmes, des enfants ou des
vieillards ainsi que pour toute personne incapable physiquement de combattre militairement.


Robert Schilling 29/10/2009 17:12


 

Qui peut encore croire que nous sommes en
Afghanistan pour y défendre les droits de l’homme, la démocratie, la civilisation occidentale, ou pour vaincre l’islamisme alors que nous le laissons proliférer sur notre propre territoire ?
Nous envoyons des hommes à la mort pour acheter notre ticket d’entrée à l’OTAN et pour contribuer à la politique régionale américaine, dont nous sommes désormais les auxiliaires zélés. Si tel est
l’objectif, qu’on le dise clairement et qu’on  mette en oeuvre les moyens nécessaires pour y parvenir, à commencer par une stratégie d’intervention
cohérente. Sinon, rentrons chez nous. Comme le disait l'un de vos prédécesseurs, "Faire la guerre sans se mettre en situation de la gagner, c'est commettre un
crime".


 


Ceci étant, nous serions bien inspirés, en effet, de renvoyer chez eux les
clandestins,  tricheurs,  déserteurs, parasites et trublions de tout acabit, les Afghans comme les
autres, attirés chez nous par le mirage de l'assistanat. La solidarité internationale bien comprise doit consister à aider les peuples du tiers-monde à s’aider eux-mêmes dans leurs propres
pays.