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Ainsi les rêves les plus fous se sont transformés en cauchemar ; comment aurait-il pu en être autrement ?
Notre pays a été incapable de se hisser ne serait-ce qu’en huitième de finale lors de rencontres calamiteuses en Afrique du Sud au cours desquelles l’équipe de France de football a été laminée en deux temps trois mouvements. Au-delà des raisons techniques de cet échec retentissant que les exégètes de tous poils ne manqueront pas d’analyser dans le détail, il y a des motifs profonds qui sont la cause première, me semble-t-il , de cette capitulation sans condition.
Dès lors que cette équipe a renié totalement l’éthique sportive qui aurait du la porter, à rejeté toute forme de dépassement de soi comme exemple, a fait fi de l’héritage patiemment construit d’idéal partagé et à faire partager, et qui semble n’avoir que le « fric » comme objectif exclusif, comment , dans ces conditions ne pas aller dans le mur et faire rêver la France? Où se cachent désormais les valeurs sportives chères à Pierre de Coubertin ?
Nous assistons, médusés, à des empoignades violentes de gosses enrichis trop rapidement, à des règlements de compte pitoyables, à des luttes intestines étalées sur la place publique, à des comportements indignes de joueurs d’une grande équipe et d’une grande nation, à des débordements d’égos, à des joutes d’incapables fuyant leurs responsabilités et donnant le sentiment que le « s’accrocher à tous prix » reste la seule fin possible.
Les sifflets de la Marseillaise lors des rencontres nationales - triste marque du ballon rond à qui personne d’ailleurs n’a jugé bon mettre un terme - , les bagarres systématiques à la sortie des stades - érigées en rituel de la « 3e mi-temps » et devenues lieu commun -, les injures et menaces proférées contre les arbitres, les contestations incessantes et des tricheries à répétition au vu et au su de tous, le refus systématique des joueurs de cette équipe de chanter notre hymne national, marque d’appartenance - sans que les autorités s’en offusquent le moins du monde, ministre en tête -, les éclaboussures lors d’« affaires » non encore élucidées ont été les signes avant-coureurs de cette voyoucratie qui a pris le pouvoir.
Ainsi notre football national a perdu son âme et ses joueurs, leur honneur qui était un peu le nôtre, du moins pouvait-on le penser… C’est aussi la spirale de notre lâcheté collective où Fédération, joueurs, annonceurs, ministères de tutelle, entraîneurs, médias , « business », parieurs, clubs, etc. en croquent : je veux dire le « fric »...
Il ne suffira pas de « changer les têtes » pour renouer avec le mythe ; incontestablement ce serait le plus aisé. Il faut renouer avec l’esprit et la fierté nationale: çà c’est autrement difficile! A défaut ce sera la fin du rêve…
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