Pas de quoi être fiers...

Publié le par Le général de Richoufftz

Une fois encore des bandes incontrôlées mais parfaitement organisées ont mis à sac des heures durant un certain nombre d’installations dans une grande gare parisienne, se sont livrés aux habituels pillages et exactions en tout genre, assurées qu’elles sont d’une quasi impunité. En effet, tous les prétextes paraissent bon à saisir pour en découdre avec les représentants de l’ordre. Qu’importe d’ailleurs les peines encourues puisqu’elles ne seront jamais véritablement appliquées ! Celui par qui l’émeute est survenue, pas à proprement parler un « jeune » - la trentaine quand même- semblerait être un irrégulier sur le sol français - un « sans papiers » c’est à dire un clandestin - défavorablement connu des services de police comme l’on dit  - pas moins de vingt-deux condamnations et récidives pour voies de fait !- amène une première question : si c’est le cas pourquoi réside-t-il encore dans notre pays ? N’est ce pas faire injure à ceux de nos compatriotes, Français de fraîche date, qui s’efforcent de gagner le droit d’être citoyens de France en acceptant les règles du « vivre ensemble »?

Quant à nos policiers et gendarmes, stoïques sous les menaces et les crachats, sachant faire preuve d’une rigueur exemplaire en toutes situations, adaptant au mieux les ripostes pour ne pas risquer l’escalade de la violence toujours possible et éviter, autant que faire se peut, de répondre de façon inconsidérée aux provocations, ils se sont montrés parfaitement à la hauteur de ce que le pays attend de ses forces de sécurité et dignes d’éloges une fois encore. Mais pour quelle reconnaissance ? En regardant les images de saccage organisé aussi par quelques « monsieur tout le monde » entraînés dans cette flambée, en observant les ralliements pour « casser du flic »- défoulement collectif sans grand courage - et en écoutant différents commentaires à la fois peu amènes et injustes de certains de nos candidats en campagne à l’égard de nos forces de l’ordre, relayés par les médias, une seconde question mérite d’être posée: le pays mérite-t-il ses forces de l’ordre?

En effet comment concevoir que ces dizaine de milliers d’hommes et de femmes qui se vouent à la défense du bien commun dans l’intérêt de tous puissent se voir sans cesse fustigés par ceux-là même qu’il sont sensés protéger ? Comment ne pas perdre la foi dans son métier ? D’ailleurs la plupart de ceux qui portent le fer sur ce corps sont généralement les même qui s’indignent parce qu’ils jugent insuffisante la présence policière ou que leur intervention tarde lorsque eux-mêmes sont victimes d’une agression : mais que fait donc la police ? Attitude irresponsable et inadmissible !

Assez!

Publié dans Coups de gueule...

Commenter cet article

pierre bayle 01/04/2007 20:53

Je suis bien d'accord, les forces de l'ordre méritent le respect, nous avons tous les deux le même respect pour ceux qui défendent la République en uniforme. Je remarque du reste que la gare du Nord, comme toutes autres gares parisiennes, voit patrouiller tous les jours des groupes mixtes de militaires et de forces de l'ordre en dispositif Vigipirate, contre la menace terroriste, en treillis et armes de guerre, et que cela se fait dans un consensus général, je dirais même avec une sympathie évidente du public. La même sympathie manifestée lors des contrôles de sécurité à l'entrée de certains trains à grande vitesse, et pour la même raison, la menace terroriste.
Maintenant, quand je vois les images du déploiement policier l'autre soir à la gare du Nord, harnachés comme des martiens avec casque à visière et bouclier pour un simple resquilleur, je me dis qu'il y a sans doute disproportion de moyens, face à une foule qui au départ n'avait aucune hostilité.  Lorsqu'on frappe une mouche avec un marteau, on ne doit pas s'étonner de causer des dommages collatéraux. Et vous conviendrez que le respect des forces de l'ordre passe aussi par une utilisation plus circonspecte de la part de leurs autorités de tutelle, sans préoccupations électorales : la police n'est pas là pour faire de la politique, mais pour maintenir l'ordre. C'est ce que disent déjà certains syndicats de policiers, lassés qu'on leur fasse porter la responsatilité du "tout répressif", qui est une pure invention des politiques. Au fait, même les gendarmes commencent à donner des signes de lassitude - et eux ne sont même pas syndiqués !
Cordialement,
Pierre