Le sexe des anges...

Publié le par E.R.

Lorsque l'on évoque "l'intelligence économique" c'est un peu comme si l'on cherchait à se prononcer sur le sexe des anges!
En effet chacun a sa définition, son avis, son analyse, sa méthode pour tenter
d'exprimer ou d'expliquer ce que chacun ressent confusément au travers de sa vie, de son expérience et de ce qu'il est dans la société: un citoyen Français. Et ce citoyen qu'il soit civil ou sous l'uniforme, comme ses homologues étrangers, vibre quand il le faut à l'unisson de cette équipe de rugby qui gagne au stade de France ou sur un terrain hors de France comme ces médailles olympiques arrachées dans la dernière ligne droite d'un parcours de fond homérique: une fierté partagée. Unanimes, nous nous sentons alors collectivement solidaires de ces équipes qui sont le porte-drapeau d'une France victorieuse et vigoureuse.

Mais pour quelles raisons cette conscience collective se "lâcherait-elle", à bon escient, exclusivement lors de rencontres sportives qui nous tiennent en haleine?
Que penser, en effet, des multiples défis  industriels, commerciaux, environnementaux relevés par ceux et celles qui appartiennent au "monde du travail" et qui se donnent sans compter pour relever le défi du "made in France"? Portons-nous une attention suffisante à ceux qui font cette "France qui gagne"? Et pourtant ce sont de sacrés équipes engagées dans une guerre sans merci: la guerre économique! Parce que dans le cas ou nous nous en serions pas rendu compte, ce sont désormais nos entreprises qui sont en première ligne avec leurs armées -les grands groupes industriels- comme les "voltigeurs" en rangs serrés –nos PME/PMI-, pour mener un combat décisif -prise de marchés, prise de capital, fusions- dans lequel tous les coups semblent permis - OPA, alliances, délocalisations- avec des "victimes" se comptant par centaines de milliers: chômage persistant.

Conséquence de la mondialisation, l'économie de marché est devenue, par la force des choses, l'élément essentiel de notre vie. Dans ces conditions comment relever ce défi pregnant et gagner, ou du moins ne pas perdre, cette grande confrontation économique qui s'opère devant nos yeux? Bien sûr c'est tout d'abord être persuadé que notre avenir collectif- match mondial- se joue en ce moment,"à guichet
fermé", et avoir conscience de nos faiblesses.
J'ai été frappé, au cours de mes séjours opérationnels en ex-Yougoslavie il y a moins de 10 ans, de notre incapacité à nous imposer comme acteurs majeurs de la reconstruction du pays. Ayant pourtant "payé le prix du sang" avec abnégation et courage nous avons du toutefois céder notre place aux "ouvriers de la 25e heure" mieux
organisés, plus combatifs sur le terrain économique et qui avaient compris, déjà, que les forces militaires ne représentent plus exclusivement la puissance d'une nation. Ainsi les entrepreneurs italiens, allemands et britanniques se sont imposées sans coup férir réduisant les Français à leur seule présence militaire, image de marque devenue brusquement désuète. Tirant l'expérience de ce rendez-vous raté et prenant exemple su nos alliés, la Défense a alors développé le concept des actions civilo-militaire, crée une structure dédiée et lancé un certain nombre de "ponts" en direction des entreprises.
De fait, la présence des entreprises françaises dans le Kosovo
post-conflit fut remarquée. Mais au delà des actions ponctuelles répondant à une situation donnée -être présent et actif lors de la phase de reconstruction- , c'est une prise de conscience collective du "made in France" à acquérir ou à faire acquérir, tout en sensibilisant les acteurs engagés en "première ligne".

Nos entreprises comme le sont nos armées en
campagne, mais au quotidien pour les premières, sont susceptibles d'être l'objet de manoeuvres déstabilisatrices qui peuvent prendre les aspects les plus inattendus. Or les acteurs, la "matière grise", les brevets, les secrets de fabrication, l'information, -autant d'avantages sur le ou les concurrents/adversaires- doivent être  protégés et sauvegardés. Ils sont les garants de notre supériorité actuelle et à venir. Ainsi l'ensemble des actions -offensives ou défensives- qui peuvent être envisagées et conduites, individuellement ou collectivement, à cette sauvegarde entrent dans le champ de ce qu'il convient d'appeler "l'intelligence économique". Un champ –de "bataille"- sur lequel nos PME/PMI, sans doute les plus exposées parmi nos entreprises, devront s'imposer sans tarder. Il y va de leur avenir, et par voie de conséquence, du nôtre.

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Alain COUPERIE 21/03/2006 21:45

Bonjour,Je suis le Président National de l'Association Nationale des titulaires du titre de reconnaissance de la nation (ANT-TRN)Un adhérent de notre association m'a fait connaître le blog du Général , je le remercie et vais à mon tour faire le relai de ces bonnes paroles que l'on peut prendre connaissance sur le Blog .......Encore toutes mes félicitations pour votre engagement courageux .Alain COUPERIE

L'emmerdeur des néocons 20/03/2006 23:21

Je souligne le problemes des multinationales, la globalisation déregulé, la centralisation financiére, et l'abus.

La conquéte de marchés n'aide en rien sous ces conditions, êlle nous detruit sous plusieurs fronts. Le systéme est corrompu, il faut que les peuples le reprenne en main et le reconstitue piéce par piéce.

Regardez l'Irak et le terrorisme internatinal crée par ces multinationales et complexes militaroindustriels neoliberalisés.

Il faudra conquerir les coeurs, reconquerir notre humanité, implanter des industries éthiques et détruir les corrompues surpuissantes en respectant la propriété et le bien du peuple globale. Conquerir les biens des autres commes des voleurs de hauts chemins, ca va pas le faire.

Gilles 18/03/2006 10:37

Excellent article dont je partage l'analyse pour avoir vécu ce que tu décris en ex yougoslavie. L'avenir de notre pays passe par cette prise de conscience et j'ajouterai l'inévitable nécessité de comprendre quelles sont les procédures du succès que nous ne mettons toujours pas en oeuvre.Je colle un article mis en page sur mon propre blog afin d'expliciter ce que je pense.L'AVENIR DE LA FRANCE:Depuis l’ouverture de ce blog, nous ne cessons de dire et d’essayer de comprendre quelles sont les raisons du blocage du pays.Cette démarche logique est indispensable pour expliquer au Peuple quelles seront demain les adaptations nécessaires.Plus de dix millions de nos compatriotes vivent aujourd’hui en marge de la société, leur avenir se borne à une survie journalière qui posera d’énormes problèmes psychologiques si un projet crédible n’est pas rapidement  proposé et surtout compris du peuple.Comme du temps du président KENNEDY, le peuple Français a besoin d’une vision claire de son destin. Connaître  les contours de la société qui lui sera proposée. Comprendre ce qu’il est nécessaire de modifier pour pouvoir adhérer sans retenu à ce programme de reconstruction nationale qui s’avère impératif dès à présent.Nous constatons avec tristesse que nos partis politiques agissent plus par tactique que dans le domaine de la stratégie.C’est cette vision globale qu’il est temps d’expliciter aux Français. Nous ne pourrons nous adapter au monde et réussir ce grand projet  que tous ensemble.Le retour de la croissanceToutes les études sérieuses menées depuis plus de dix ans indiquent que malgré toutes nos potentialités la France perd beaucoup de terrain comparativement à nos partenaires économiques.Si le pouvoir d’achat des Français avait presque rejoint celui des USA en 1995, le décrochage est consternant, de même que si nous le comparons à nos amis Anglais qui de 20% en dessous du nôtre se retrouve aujourd’hui à plus de 10%L’avenir du monde ne se situe plus exclusivement en Europe et aux Etats-Unis mais de plus en plus dans la région pacifique et dans l’océan Indien.La Zone Pacifique réalise cette année trois fois plus de création de richesses que notre vieille Europe. Pourquoi la France n’en tire-t-elle pas profit ?Nos déficits sont colossaux, le montant de notre dette porté à la connaissance du grand public est connu de tous les dirigeants du pays depuis l’amorce de sa constitution dès 1975 et non 1981.Ce n’est qu’en conquérant de nouveaux marchés, là où la demande est forte que nous serons capables de créer les supplément de richesses dont notre peuple a tant besoin.Ce n’est pas en redistribuant une richesse exsangue, par des augmentations de salaires sans apport de nouvelles richesses que nous serons demain capables de répondre aux énormes défis qui sont les nôtres.Les conditions de la croissance:Nous n’avons rien compris à la mondialisation, du moins nos technocrates qui sont intimement persuadés que les méthodes dirigistes de leurs administrations sont seules capables de proposer les solutions les plus adaptées à cette nouvelle problématique.Les sociétés multinationales n’ont plus d’état et les états ne peuvent plus réguler leur action au seul profit de leurs concitoyens.Les délais de réaction de l’administration Française sont toujours liés à l’élaboration de la loi de finance qui par obligation est toujours annuelle.Les délais impératifs de réaction du marché mondial ne sont plus  et depuis longtemps  en adéquation avec cette contrainte. Nous sommes par conséquent toujours à la traîneContrairement aux résultats de SHANGAÏ nos pôles universitaires sont certes déclinants mais le recrutement de nos universitaires à l’étranger et notoirement aux USA montre la qualité de nos formations même si le nombre de brevets déposés est en diminution très nette depuis plus de dix ans.COMMENT CONQUERIR DE NOUVEAUX MARCHES?La conquête de nouveaux marchés passera nécessairement par une politique globale qu’il faudra définir.Sans en dessiner les détours exacts les quelques pistes suivantes seront déterminantes dans une perspective d’efficacité.1° OBJECTIF: Créer les conditions d’une nouvelle économie de la connaissance.Les études menées par le professeur ALEGRE alors qu’il était ministre de l’éducation nationale, recoupées par tous les spécialistes de tous bords politiques montrent que seule la recherche organisée en liaison avec les besoins de l’industrie seront demain la seule possibilité pour maintenir un leadership industriel et le maintien de nos emplois.Les conclusions de ces études montrent également que la création de pôles universitaires baignés dans un milieu industriel ne peut être efficace qu’en action de proximité.Il appartiendra donc à nos politiques de décentraliser entièrement ce concept comme le prouve la création de clusters aux Etats-Unis           L’autonomie financièreSeules les régions et non les administrations de l’état sont de nature à pouvoir répondre aux besoins réels de la montée en puissance de ces « pôles » de compétitivité clefs de la création de nouvelles sociétés innovantes.Selon le vieil adage « qui commande paye, qui paye commande » il appartiendra aux régions et à elles seules d’assumer l’autonomie financière de ces nouveaux concepts d’adaptation à l’économie mondiale. L’intégration des universités des entreprises et surtout des pépinières d’entreprises en disposant d’une totale autonomie financière à l’égale de ce que pratiquent les universités Américaines de Californie donnera à nos régions les armes de l’adaptation au monde.Non seulement nous le pouvons mais nous le devons.2° OBJECTIF: Mettre en place une politique globale de conquête des marchés.Dans toute économie il ne suffit jamais d’avoir les meilleurs produits, encore faut il savoir les vendre. A l’identique de nos partenaires Allemands ou Japonais, il nous faut créer une structure dépendant directement du MEDEF ayant en charge l’ensemble des responsabilités de notre commerce extérieur.Sur propositions de cette structure des modificatifs à notre fiscalité et à nos réglements restrictifs pourront être proposés au parlement, voire votés par ordonnance dans un souci d’efficacité.La réactivation d’un service civique citoyen et la mise en place tous les ans de 100 000 jeunes volontaires internationaux auprès de nos postes d’expanssion économique dans la majorité des pays du monde serait de nature à espérer rapidement  des retours sur investissement de leur action. (1 milliard d’euros équivaut à 15 000 emplois créés)3° OBJECTIF:  Adapter notre administration à nos seuls besoinsLa réorganisation de l’état passera inévitablement par la suppression de certains niveaux du découpage administratif. La suppression nécessaire d’une des deux fonctions publiques (nationale ou territoriale) dégagera un volume de fonctionnaires qui pourront être reclassés au sein des entreprises pour les rendre plus compétitives dans l’approche d’un marché mondial où la quasi-totalité des entreprises Françaises sont si cruellement absentes.L’avenir du Pays passe impérativement par l’accroissement de ses richesses, cette démarche incontournable impose une politique globale de conquête de nouveaux marchés. La réussite de ce plan ambitieux est la condition de l’équilibre social de notre peuple.

L'emmerdeur des néocons 17/03/2006 20:29

Surtout, surtout, la democratisation des banques centrales, des politiques monétaires, des crédits, des institutions.

Une excellente idée mentioné, est celle de la décentralisation, financiére et politique.

L'emmerdeur des néocons 17/03/2006 20:10

Le commentaire précedent m'inquiéte, car il parait correcte mais laisse une chose principale en oublie...

La fraude fiscale, et les fonds cachés dans des paradis fiscaux ou dans des "trust". Il sagit de billions voir trillions d'euro. Cela parait incroyable, mais voilà la réaliteé.

Aussi la distribution de la richesse, d'un coté les industries et institutions financières les plus riches. Avec des fons énormes qui moisissent. De l'autre coté les industriels mega riches (propriétaires de banques privés et actionaires de banques centrales et multinationales) avec les fonds cachés etc.

D'aller voller les ressources des autres pays, en créant des troubles et aprés en achetant ces ressources a un prix minime pour aprés profiter au maximum des bénéfices. Mais qui profite? Seul les grands actionaires, et aprés il n'y à pas assez de gens avec des ressource pour entreprendre. Donc l'économie et le progrés stagnent.

Celà ne sert à rien non plus de continuer à avoir un systéme ou seul importe la maximisation des bénéfices pour les actionaires. Il faut absolument revoir le systéme économique, d'ou l'importance de la réforme des lois gouvernant les corporations, les services financiers, et redonner des régles au jeu. Pour l'instant c'est comme un jeu de foot ou tout les coups sont permis et qu'il n'y a pas de hors jeu. Il faut étre raisonable, avoir des régles clairs, une limite de jeu.

Sinon, nous avons la recherche qui pour certaines corporations, les plus riches car justement ils n'ont aucune scrupule. Donc eu lieu de diriger la recherche dans les besoins vizaux, elle est d'étourné dans la maximisation de bénéfice. Ce qui engendre des pratiques, comme préscription de Ritaline, d'érivé de l'amphétamine, pour les enfants hyperactifs! C'est trés grave, car certaines recherches maintenant prouvent que c'est en fait un manque de fer dans la diéte qui l'engendre. Ou la subvention de médecins par des industries farmaceutique pour chaque préscription faite de leur médicament. La production de drogues qui des effets segondaires trés graves, mais quand méme commercialisé pour une question encore de profit.

Alors laisser les megariches aller voller les ressources des pays pauvre, pour se retrouver avec un chaumage maximum, un partage des richesses inégale, un progrés qui stagne dans les projets vitaux au maximum, une polution de pire en pire, une éducation basé sur les mauvaises valeurs....
NON, NON, NON, NON , et NON!

La réforme, le partage des richesses, la fin des fraudes fiscaux pour les plus riches, la transparence des institutions nationaux et internationaux, la justice et les recours pour en terminer avec la corruption la plus significative (au moins), le retour des profits des multinationales au peuples...

OUI, OUI, OUI, OUI, et OUI!