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Mardi 7 février 2006

Publié en 1999, ce livre n'en reste pas moins d'actualité aujourd'hui.

L'effondrement de l'URSS a entraîné la pire des choses qui pouvait arriver à l'Occident : la disparition d'un ennemi désigné... Qui n'a pas entendu ce constat ? Il est largement partagé aujourd'hui, alors que le niveau de violence dans le monde n'a pas baissé pour autant. Mais elle s'exprime dans des conflits qui posent à tous, en terme très nouveau, la question : " Pour qui meurt-on ? "

Les réponses, Emmanuel de Richoufftz est allé les chercher sur le terrain, en " risquant sa peau ". De Kolwezi en 1978, à Sarajevo en 1993 et à la Bosnie en 1995, en passant par le Tchad et Djibouti à plusieurs reprises, les guerres sans nom, il connaît ! On ne trouvera pas trace non plus, dans cet essai, d'un supposé conservatisme conceptuel. La guerre froide impliquait un type d'organisation et de structures militaires ; le monde nouveau en requiert un autre, plus ramassé, sinon plus efficace. D'autant qu'au bouleversement stratégique s'ajoutent les effets résultant de la maîtrise de l'information, de l'emploi généralisé des armements de précision, mais aussi les conséquences du coût exponentiel de tels systèmes.

Ces paramètres sont analysés, ainsi que les nouveaux aspects de la bataille : sensibilité des opinions publiques, guerre économique mondiale, omniprésence des médias... et des mafias. Alternant les récits de sa participation à l'IFOR au sein de l'OTAN, en 1995, et de son expérience de commandant du Bataillon d'infanterie sur l'aéroport de Sarajevo, aux heures sombres de 1993, avec les analyses qu'il en tire, l'auteur décrit bien les nécessités et les limites des coalitions. Mais c'est surtout le portrait exigeant de combattants et chefs de guerre d'un nouveau type qu'il s'efforce de dresser. Mieux formés, entraînés aux pièges du combat urbain, équipés d'armes non létales, aptes à évoluer dans les zones " grises " des " sales " guerres, ils appréhendent désormais toutes les dimensions d'un combat plus global.

« Désormais, il ne fait guère de doute que la ‘victoire’ ne sera plus remportée par le seul effet des armes (…) La véritable victoire prendra l’allure d’une non-bataille conduite grâce à la parfaite maîtrise et l’utilisation à bon escient d’armes immatérielles: gagner le combat de l’adhésion »                                    « Pour qui meurt-on ? » ; Addim, 1998, p.172.

Par Gautier - Publié dans : Messages aux lecteurs
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Parlons-nous!

Je suis journaliste.

Vous avez dit...

"Plus lisible, plus facile de chercher tel ou tel article, insertion de la vidéo...cette nouvelle version m'enchante vraiment. J'espère vous lire prochainement."


 
"Mon général je suis Major et je sers au Ministère. Si vous saviez comme vos article et ce qu'ils apportent en matière de réflexion m'éclairent sur ce qui se passe, la façon d'interpréter tel ou tel évènement, tel ou tel comportement. Nous sommes en effet dans ce cyclone de la transformation incessante que ce soit dans l'institution, dans la société et au-delà des frontières. Sans les échanges, le partage, l'écoute et la connaissance nous n'existerons plus. Oui le changement est bon pour vous pour nous, oui nous vous soutenons et souhaitons vous lire encore et encore sur tous les sujets qui vous tiennent à cœur car vous le savez bien, ils nous touchent également. La richesse de votre expérience, votre clairvoyance et votre déterminisme nous enclins à vous suivre encore Avec vous on y va Bien à vous MAJ MAURIN"



"Si nos corsaires, et leurs pairs, étaient vraiment bons, ils auraient fait l’économie d’une lettre." Maxime


"Le véritable lien armées-nation est quelque chose de trop important pour être continuellement exprimé. C'est quelque chose qui est évident que les gens n'y prennent plus garde, et ce sentiment ressurgi dans les moments difficiles, comme maintenant avec ces soldats tombés en Afghanistan. J'ai l'impression en revanche que les gens ne considèrent l'armée plus que périodiquement, dans des élans patriotiques similaires à ceux qu'on voit lors des coupes du monde ou des JO. Or l'armée n'est pas une équipe de football ou de rugby; l'enjeux est incomparable. Le lien qui vous est cher, Général De Richoufftz, existe, mais il est sommeillant, il se réveille périodiquement, mais pas tout le temps, du moins c'est mon impression. Dans tous les cas, je trouve votre travail très intéressant bien que je n'en aie consulté qu'une partie encore. Cordialement," Lorraine


"A Jacques : je suis heureux de cette réaction d'Emmanuel, qui n'a jamais hésité à mettre sa carrière (ou son commandement d'unité) en jeu pour défendre ses idées, et a pris les plus grands risques sans se cacher derrière l'anonymat. Le devoir de réserve, c'est clairement une obligation de ne pas faire état de ses divergences de vues pour l'intérêt du service. La règle est claire. Mais la règle de l'honneur et du sens de l'intérêt collectif est tout aussi claire, si c'est l'intérêt du service, et qui plus est du service public, qui est en jeu, l'obligation du fonctionnaire, qu'il soit civil ou militaire, est bien de remetttre publiquement sa démission pour ne pas entériner ce qu'il pense être un manquement ou dévoiement de la mission. Nos généraux anonymes se content de tirer la sonnette d'alarme sans remettre leur carrière en jeu. Sans doute pensent-ils que la situation n'est pas assez grave. C'est là qu'ils se trompent, et que leur démonstration finalement tombe à plat, faute d'être pleinement assumée. Hommage à ceux qui signent !" Pierre Bayle "Les Européens veulent des Droits égaux pour tous. Les Allemands revendiquent comme les Irlandais, les Français, les Hollandais ou les Espagnols le Droit de dire NON. SARKOZY saura t il les comprendre aussi ?" Sophie

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