Pour qui meurt-on? (Prix Vauban, 2000)

Publié le par Gautier

Publié en 1999, ce livre n'en reste pas moins d'actualité aujourd'hui.

L'effondrement de l'URSS a entraîné la pire des choses qui pouvait arriver à l'Occident : la disparition d'un ennemi désigné... Qui n'a pas entendu ce constat ? Il est largement partagé aujourd'hui, alors que le niveau de violence dans le monde n'a pas baissé pour autant. Mais elle s'exprime dans des conflits qui posent à tous, en terme très nouveau, la question : " Pour qui meurt-on ? "

Les réponses, Emmanuel de Richoufftz est allé les chercher sur le terrain, en " risquant sa peau ". De Kolwezi en 1978, à Sarajevo en 1993 et à la Bosnie en 1995, en passant par le Tchad et Djibouti à plusieurs reprises, les guerres sans nom, il connaît ! On ne trouvera pas trace non plus, dans cet essai, d'un supposé conservatisme conceptuel. La guerre froide impliquait un type d'organisation et de structures militaires ; le monde nouveau en requiert un autre, plus ramassé, sinon plus efficace. D'autant qu'au bouleversement stratégique s'ajoutent les effets résultant de la maîtrise de l'information, de l'emploi généralisé des armements de précision, mais aussi les conséquences du coût exponentiel de tels systèmes.

Ces paramètres sont analysés, ainsi que les nouveaux aspects de la bataille : sensibilité des opinions publiques, guerre économique mondiale, omniprésence des médias... et des mafias. Alternant les récits de sa participation à l'IFOR au sein de l'OTAN, en 1995, et de son expérience de commandant du Bataillon d'infanterie sur l'aéroport de Sarajevo, aux heures sombres de 1993, avec les analyses qu'il en tire, l'auteur décrit bien les nécessités et les limites des coalitions. Mais c'est surtout le portrait exigeant de combattants et chefs de guerre d'un nouveau type qu'il s'efforce de dresser. Mieux formés, entraînés aux pièges du combat urbain, équipés d'armes non létales, aptes à évoluer dans les zones " grises " des " sales " guerres, ils appréhendent désormais toutes les dimensions d'un combat plus global.

« Désormais, il ne fait guère de doute que la ‘victoire’ ne sera plus remportée par le seul effet des armes (…) La véritable victoire prendra l’allure d’une non-bataille conduite grâce à la parfaite maîtrise et l’utilisation à bon escient d’armes immatérielles: gagner le combat de l’adhésion »                                    « Pour qui meurt-on ? » ; Addim, 1998, p.172.

  

Publié dans Messages aux lecteurs

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Catherine Desurmont 15/02/2010 10:04


Monsieur le Général
Votre tabouret peut commencer à tenir debout !
Nous organisons dans le Nord le 29 avril une matinée déjeuner à la Mairie de Lille pour réunir les Institutions et les Associations qui luttent contre les discriminations avec les
Entreprises.
Nous ferez vous le plaisir d'être notre Grand Témoin ?


greg 30/08/2009 15:34

bonjour actuellement je suis dans l'armée de l'air en tant que MTA.J'aimerais savir si il est possible de se faire muter et quelles en sont les demarches?d'avance merci

Stéphane Peucelle 19/06/2006 00:05

Bonjour mon Général,

La semaine dernière en passant dans les Cévennes, j\\\'ai entendu votre entretient sur RMC sur la radio de la voiture et je dois dire que ça m\\\'a fait plaisir d\\\'entendre quelqu\\\'un qui parle vrai sur le sujet brûlant de la situation des jeunes.

L\\\'Education Nationale n\\\'est plus dans le coup. Ma fille vient de passer son bac sans aller à l\\\'école depuis la seconde (quelques cours du CNED), résultats le 3 juillet, mais elle l\\\'aura haut la main. Quand je vois le niveau, c\\\'est vraiment inquiétant. Un enfant va à l\\\'école disons depuis l\\\'âge de 3 ans à 18 ans, soit 15 années de présence. Je vois ce à quoi l\\\'examen du bac se résume: ça peut être appris en quelques mois. Il ne faut pas s\\\'ennuyer pendant 15 ans pour apprendre l\\\'Anglais ou l\\\'Espagnol. C\\\'est hallucinant!!! Du temps perdu. Une machine à démotiver les gens. Quant à la Bruyère, dont on ne comprend pas un mot après 5 lectures et autres Kant, on ferrait mieux de laisser cela à ceux que ça intéresse, mais ce n\\\'est certainement pas avec de tels enseignements que les jeunes trouveront du travail ou créeront leur emploi.

Bravo pour votre action. Fier de vous avoir connu.

Stéphane Peucelle (de Sarajevo)

NdeM 08/03/2006 16:12

Ce livre semble intéressant mais où peut-on l'acheter?
Merci
Nicolas de M.

E.R. 09/03/2006 16:37

Mes livres ne sont malheureusement plus édités à ce jour. Cependant, il me reste un stock. Je peux donc vous faire parvenir un exemplaire, dédicacé si vous le souhaitez. Dans ce cas, laissez-moi une adresse e-mail afin que mon équipe prenne contact avec vous.Bonne journée!ER