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Mardi 22 septembre 2009
Alors qu’il paraît que plus de 80% des Français se fichent comme l’an 40 de « la » grippe affublée du nom de code H1N1, voilà des mois que les médias nous alertent sur une plus que probable pandémie : une fin du monde annoncée pour les mortels que nous sommes!  Pire que le choléra et la peste réunis, ou que la grippe espagnole, il faut nous attendre à vivre un cataclysme. Et faisant écho au tam-tam médiatique, clameur de fond de ces derniers mois qui va s’amplifiant, corps médical, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, industriels, dirigeants et responsables ministériels ont sonné, à tour de rôle, le tocsin dans nos villes et nos campagnes. La Patrie est en danger et la mobilisation générale est décrétée ! Foi de Français, si nous avons été surpris en 1940 - et pourtant à l’époque ne disait-on pas qu’il ne  manquait pas un bouton de guêtre ! - il ne sera pas dit que nous nous laisserons faire cette fois ! L’ennemi qui nous guette est omniscient et omniprésent. Et en plus il est malin et semble déjouer, jusqu’à présent nos stratèges les plus pessimistes donc les plus clairvoyants.

On ne sait pas encore quand débutera l’attaque mais ce qui est sûr, d’après ce que l’on entend, c’est que personne ne devrait être épargné. Ecoles, entreprises, lieux de travail, administrations, centres commerciaux, bref notre quotidien pourrait être « touché » à brève échéance. Le pays pourrait connaître ses heures les plus sombres :  un « blitz » microbien sans égal. On subodore  « du sang , de la sueur et des larmes ». Une attaque surprise tous azimuts. Mais heureusement nos généraux en blouse blanche - petits et grands, en ville comme à la campagne -, aiguillonnés par nos responsables bien décidés à ne pas se « faire avoir » cette fois, nous préparent depuis des mois à la contre offensive. Pas n’importe laquelle toutefois : il s’agit de mener une attaque « préemptive », « dès que prêts »,  à l’image de la guerre des six jours de 1967 - entre Israël et les pays arabes -, de la guerre du Golfe de 1991 ou de l’offensive américaine de 2003 en Irak. Une attaque sans déclaration de guerre mais avec l’onction de l’ONU.

Mais qui dit attaque dit pouvoir disposer de combattants en bonne santé. Or chaque citoyen est une victime potentielle qui s’ignore, ne le saviez-vous pas ? Dans ces conditions il convient d’éviter à tout prix de se trouver  en position de faiblesse, de ne pas avoir la « niaque » suffisante  pour aller au combat, de se sentir fiévreux au point de refuser de « monter en ligne » : comment ? En se lavant les mains le plus souvent possible - avec une solution savonneuse bien sûr -, en éternuant - sans « arroser » le voisin - et en se mouchant dans un mouchoir jetable, non sans omettre de s’en débarrasser dans une poubelle ! A partir de quand ? Mais tout de suite ! Et d’ailleurs la défense passive veille ; l’information officielle donne aux citoyens la conduite à tenir pour résister au mieux à une attaque surprise, au cours de flashes télévisuels qui nous ramènent à l’essentiel : ne pas nous comporter, en société, comme des cochons ! Pour ceux qui auraient la malchance d’être touchés par le virus en dépit des premières mesures prises, rien d’autre à faire que de porter un masque protecteur - pour le voisinage -,  de se mettre en quarantaine et de suivre la courbe de sa température. Que plusieurs cas d’atteinte apparaissent simultanément dans une enceinte et voilà que l’on est incité à mettre la clé sous la porte ! Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps encore, pas une école n’aurait refusé de faire cours aux bien portants alors que des élèves étaient frappés par les maladies infantiles comme la rougeole, la varicelle ou les oreillons…

Toutefois pour être assuré de la victoire finale, il nous faut attendre la mise en place des vaccins salvateurs que nos laboratoires nous promettent pour la fin novembre : des antidotes par millions de doses. C’est à ce moment que nous pourrons parler d’offensive. D’ores et déjà les stratèges ont planifié les publics les plus sensibles qui devraient être immunisés en priorité. Un vaste chantier qui requiert déjà une attention constante et une organisation précise de la part des administrations concernées. C’est le branle bas de combat. Des centaines de milliers de nos compatriotes devront subir une injection afin de les prémunir contre le virus H1N1 et il faut les y préparer. Mais tout à coup le doute se fait jour : une opération insidieuse de la « cinquième colonne » à coup sûr ! Les oreilles ennemies nous écouteraient-elles ? Il paraîtrait, de l’avis d’éminents stratèges, que le virus en question qui ne mute pas s’avèrerait beaucoup moins virulent que la bonne vieille grippe traditionnelle et que, par voie de conséquence, les injections prévues pourraient n’être que des coups d’épée dans l’eau! D’ailleurs combien de victimes avérées pour l’instant ? Une sacré  pierre dans le jardin des va-t-en guerre ! Qu’importe. Si l’ennemi est bicéphale il sera « traité » par deux injections qui devront être faites dans un ordre prioritaire inverse, à trois semaines d’intervalle... D’autre voix se sont élevées il y a peu révélant que peut-être deux injections ne seraient peut être pas suffisantes même si…

Halte au feu !
Par Général de Richoufftz - Publié dans : Coups de gueule...
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Vendredi 11 septembre 2009
Voilà plusieurs mois que je n’ai pas donné signe de vie au travers de mon blog que vous étiez si nombreux à compulser avec une fidélité qui ne s’est jamais démentie.

Ce long silence n’est pas la conséquence d’un brusque changement de cap ou d’un quelconque arrêt maladie qui serait du à la grippe H1N1 dont on nous rabat les oreilles au quotidien, à une cadence accélérée depuis ces dernières semaines. Je n’ai pas non plus quitté la vie active pour gagner un Hermitage histoire de rechercher un peu de sérénité compte tenu de tout ce que l’on nous fait ingurgiter au cri de « tout va pour le mieux ! » : chômage, crise, banques, déficits, sécurité sociale, sécurité tout court, impôts, taxe carbone et combien d’autres domaines encore ! Je ne suis pas parti sur les chemins de Compostelle, et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque, histoire de faire le vide , de rejeter cette gangue « bling bling » qui nous étouffe et revenir au vrai grâce à un effort physique et moral soutenu . Je n’ai pas non plus parcouru le monde à la recherche de paradis exotiques qui m’auraient fait oublier, un temps, ma condition de citoyen hexagonal ; de mon expérience et de mes nombreuses missions extérieures je suis devenu foncièrement chauvin :  nous ne mesurons pas notre chance d’être Français et de pouvoir vivre dans ce pays de cocagne! Je n’ai pas non plus quitté le blog sur un coup de tête imputable à une remarque acerbe de l’un d’entre vous ou à une quelconque pression politique : ce n’est pas le genre de la maison...

Plus simplement, le temps m’a cruellement manqué pour analyser, à tête reposée, les évènements si prégnants de notre quotidien, pour donner mon avis sur les prises de position, parfois ubuesques, de certains de nos décideurs, pour suivre, avec vous, cette actualité galopante que nous « gobons » sans véritablement en digérer l’essentiel : nous vivons désormais au rythme imposé par les médias sans jamais véritablement en saisir le tréfonds. Je n’avais plus vraiment le temps de me « détacher » du quotidien et avoir cette sérénité, du moins je l’espère, pour dialoguer sereinement avec vous de la marche du monde. Je ne disposais plus de ma liberté d’esprit pour tenter de mieux comprendre la France et de trouver une explication à peu près claire à ce qui nous est rapporté.

En fait depuis le début de l’année,  je me suis consacré, avec bien d’autres,  à l’insertion en entreprise d’une centaine de jeunes gens en déshérence. Nous avons repris, vaille que vaille et  en dépit de multiples freins, la « recette » qui avait prévalue il y a quelques années et que certains d’entre vous avaient suivi et encouragé: « 105 permis pour 2005 ».  Après six mois d’un cursus novateur pour ce public éloigné de la « vraie » vie nous pouvons nous montrer fiers d’une réussite collective qui a nécessité efforts, collaboration, coordination, imagination, volonté sans faille et un suivi de tous les instants. Une œuvre passionnante pour laquelle le concours public - privé a été sollicité, le lien armées-nation ravivé, le sport sollicité, les entreprises engagées, avec des individualités ou groupes divers - éventail impressionnant de ce que l’on fait de bien dans ce pays - et une confiance jamais démentie. Dans ces conditions, à la fois instigateur, coordonnateur, et maître d’œuvre, il m’était difficile de me soustraire des responsabilités qui furent miennes.

J’ose espérer que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
Par Général de Richoufftz - Publié dans : Messages aux lecteurs
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"Nous le savions bien que vous alliez poursuivre cette démarche de communication si importante(...)Nous savons que votre action demande de l'énergie et du temps."



"Si nos corsaires, et leurs pairs, étaient vraiment bons, ils auraient fait l’économie d’une lettre." Maxime


"Le véritable lien armées-nation est quelque chose de trop important pour être continuellement exprimé. C'est quelque chose qui est évident que les gens n'y prennent plus garde, et ce sentiment ressurgi dans les moments difficiles, comme maintenant avec ces soldats tombés en Afghanistan. J'ai l'impression en revanche que les gens ne considèrent l'armée plus que périodiquement, dans des élans patriotiques similaires à ceux qu'on voit lors des coupes du monde ou des JO. Or l'armée n'est pas une équipe de football ou de rugby; l'enjeux est incomparable. Le lien qui vous est cher, Général De Richoufftz, existe, mais il est sommeillant, il se réveille périodiquement, mais pas tout le temps, du moins c'est mon impression. Dans tous les cas, je trouve votre travail très intéressant bien que je n'en aie consulté qu'une partie encore. Cordialement," Lorraine


"A Jacques : je suis heureux de cette réaction d'Emmanuel, qui n'a jamais hésité à mettre sa carrière (ou son commandement d'unité) en jeu pour défendre ses idées, et a pris les plus grands risques sans se cacher derrière l'anonymat. Le devoir de réserve, c'est clairement une obligation de ne pas faire état de ses divergences de vues pour l'intérêt du service. La règle est claire. Mais la règle de l'honneur et du sens de l'intérêt collectif est tout aussi claire, si c'est l'intérêt du service, et qui plus est du service public, qui est en jeu, l'obligation du fonctionnaire, qu'il soit civil ou militaire, est bien de remetttre publiquement sa démission pour ne pas entériner ce qu'il pense être un manquement ou dévoiement de la mission. Nos généraux anonymes se content de tirer la sonnette d'alarme sans remettre leur carrière en jeu. Sans doute pensent-ils que la situation n'est pas assez grave. C'est là qu'ils se trompent, et que leur démonstration finalement tombe à plat, faute d'être pleinement assumée. Hommage à ceux qui signent !" Pierre Bayle "Les Européens veulent des Droits égaux pour tous. Les Allemands revendiquent comme les Irlandais, les Français, les Hollandais ou les Espagnols le Droit de dire NON. SARKOZY saura t il les comprendre aussi ?" Sophie

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