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Samedi 20 décembre 2008
Ainsi cette année 2008 s’achève. Elle ne restera ni dans les mémoires ni dans les annales comme un grand « cru ». A tout le moins une potion amère à ingurgiter.

Ecroulement des places boursières mondiales, crise financière et bancaire durable, récession des économies développées dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences, « lock-out » multiples et cascades de fermetures d’entreprises touchant tous les domaines d’activités sur l’ensemble des continents, pertes d’emplois par dizaines de milliers avec son lot de misère et d’incertitude, mise à mal de l’économie de marché débridée en tant que fondement de notre civilisation « marketing » sont autant de signes avant coureurs de transformations brutales à venir.
Mais au delà de ce « coup de grisou » qu’aucun économiste n’avait vu venir, le plus révoltant réside dans les milliards d’euros et de dollars partis en fumées en un éclair, les risques financiers inconsidérés pris par des spéculateurs sans foi ni loi, les banqueroutes répétées du fait de « traders » dont le seul objet reste le gain à tout crin au mépris de la clientèle, le recel de fortunes intouchables dans des paradis fiscaux dont personne ne souhaite véritablement la disparition, ces structures de contrôle et de suivi des finances mondiales jugées inopérantes mais toujours garantes du système, tous ces parachutes dorés aux sommes inouïes et, bien souvent, injustement accordés à des dirigeants contestés et tous ces co-responsables à l’origine de la crise qui demeurent « accrochés » à leur fauteuil donnent la mesure du mal qui nous ronge: impéritie et gabegie.

Comment alors ne pas comprendre cette désespérance latente teinté de révolte, ce désintérêt général pour adhérer à tout collectif qui ne reflète plus vraiment les attentes inquiètes, ces manifestations croissantes et violentes qui touchent, sans distinction, toutes les classes sociales : ce brusque repli sur soi ne traduit-il pas une perte de confiance durable pour la chose publique qui a failli ?

Et puis, au delà de ce traumatisme humain qui affecte nos sociétés développées, de cette inquiétude partagée quant à notre devenir collectif, de ce questionnement lancinant concernant « l’après », de ce doute qui imprègne les esprits et les cœurs, où que puisse se tourner notre regard inquiet, rien ne semble devoir nous pousser à l’optimisme.

Guerres de la drogue au Mexique, en Colombie et sous d’autres latitudes sud-américaines, terrorisme en Inde et au Pakistan, guerre larvée au Proche Orient, piraterie organisée dans l’Océan Indien, massacres de Chrétiens en Extrême Orient, peuples d’Afrique soumis aux dictatures, aux massacres organisés, aux pénuries et aux maladies, engagements armés pour lutter contre les mafias en Europe, coalition des Etats contre le terrorisme international en Afghanistan et en Irak, reprise de la course aux armements, développement des capacités nucléaires militaires, terrorisme urbain latent, soubresauts en ex-Yougoslavie, luttes entre gangs dans nos banlieues, corruption prégnante, incivilités croissantes au cœur même de nos sociétés et incapacité générale à relever les défis de la paix sont quelques unes des images, en accéléré, de notre monde qui semble avoir perdu toute raison. Une absence de boussole; une dérive assurée et risquée où la vie est progressivement dépecée de son caractère sacré.

Dans ces conditions Noël devrait être, en cette fin d’année 2008 et davantage encore compte tenu de ce qui est et de ce que nous pourrions vivre demain, en pire,  un court instant de recueillement, de sursaut, d’introspection et de Foi.

Saurons-nous encore nous émerveiller ?



Par Général de Richoufftz - Publié dans : Coups de gueule...
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Lundi 10 novembre 2008
Ainsi en a décidé le peuple américain…

Une belle leçon de démocratie en tous les cas ! Nous aurions beaucoup à retenir de ce « fair play » qui fait honneur à la fois à la classe politique d’outre atlantique que nos élus ont parfois tendance à brocarder et aux citoyens américains, dans leur diversité. Toujours ce syndrome un peu déplacé de la supériorité bien française…

Que l’on juge de ce que l’on a vu et de ce qui nous a été rapporté au cours de ces journées d’extrême excitation à l’égard d’un vote de portée historique et de retentissement mondial. Aucun dérapage perceptible au sein des foules rassemblées lors de la tenue de meetings mobilisateurs aux quatre coins de l’Amérique, aucune manifestation de colère à l’encontre de l’autre à l’annonce des résultats, rien qui puisse rappeler les heurts avec des casseurs ou des « éléments incontrôlés », bien de « chez nous », qui font fi de la loi des urnes en engageant un bras de fer avec les forces de l’ordre : une deuxième mi-temps peu glorieuse! Une grande dignité dans les propos de ceux qui ont perdu comme dans la bouche du futur président des Etats-Unis : l’appel au rassemblement après les joutes électorales.

Pas un cri, pas une manifestation hostile, pas un sifflet de dépit : une formidable communion à l’issue du vote, une fierté d’être et d’appartenance en dépit des difficultés et des différences. La bannière étoilée et l’hymne américain, cette nuit là, ont à nouveau fédéré ce peuple et catalysé son énergie. Une manière d’être et de se comporter, une façon de recouvrer toute sa   pugnacité autant dans l’adversité que dans la part de rêve …

Il ne viendrait à l’idée de personne de siffler l’hymne national : c’est aussi cela l’exemple américain !
Par Général de Richoufftz - Publié dans : Regard sur la politique
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Parlons-nous!

Je suis journaliste.

Vous avez dit...

"Plus lisible, plus facile de chercher tel ou tel article, insertion de la vidéo...cette nouvelle version m'enchante vraiment. J'espère vous lire prochainement."


 
"Mon général je suis Major et je sers au Ministère. Si vous saviez comme vos article et ce qu'ils apportent en matière de réflexion m'éclairent sur ce qui se passe, la façon d'interpréter tel ou tel évènement, tel ou tel comportement. Nous sommes en effet dans ce cyclone de la transformation incessante que ce soit dans l'institution, dans la société et au-delà des frontières. Sans les échanges, le partage, l'écoute et la connaissance nous n'existerons plus. Oui le changement est bon pour vous pour nous, oui nous vous soutenons et souhaitons vous lire encore et encore sur tous les sujets qui vous tiennent à cœur car vous le savez bien, ils nous touchent également. La richesse de votre expérience, votre clairvoyance et votre déterminisme nous enclins à vous suivre encore Avec vous on y va Bien à vous MAJ MAURIN"



"Si nos corsaires, et leurs pairs, étaient vraiment bons, ils auraient fait l’économie d’une lettre." Maxime


"Le véritable lien armées-nation est quelque chose de trop important pour être continuellement exprimé. C'est quelque chose qui est évident que les gens n'y prennent plus garde, et ce sentiment ressurgi dans les moments difficiles, comme maintenant avec ces soldats tombés en Afghanistan. J'ai l'impression en revanche que les gens ne considèrent l'armée plus que périodiquement, dans des élans patriotiques similaires à ceux qu'on voit lors des coupes du monde ou des JO. Or l'armée n'est pas une équipe de football ou de rugby; l'enjeux est incomparable. Le lien qui vous est cher, Général De Richoufftz, existe, mais il est sommeillant, il se réveille périodiquement, mais pas tout le temps, du moins c'est mon impression. Dans tous les cas, je trouve votre travail très intéressant bien que je n'en aie consulté qu'une partie encore. Cordialement," Lorraine


"A Jacques : je suis heureux de cette réaction d'Emmanuel, qui n'a jamais hésité à mettre sa carrière (ou son commandement d'unité) en jeu pour défendre ses idées, et a pris les plus grands risques sans se cacher derrière l'anonymat. Le devoir de réserve, c'est clairement une obligation de ne pas faire état de ses divergences de vues pour l'intérêt du service. La règle est claire. Mais la règle de l'honneur et du sens de l'intérêt collectif est tout aussi claire, si c'est l'intérêt du service, et qui plus est du service public, qui est en jeu, l'obligation du fonctionnaire, qu'il soit civil ou militaire, est bien de remetttre publiquement sa démission pour ne pas entériner ce qu'il pense être un manquement ou dévoiement de la mission. Nos généraux anonymes se content de tirer la sonnette d'alarme sans remettre leur carrière en jeu. Sans doute pensent-ils que la situation n'est pas assez grave. C'est là qu'ils se trompent, et que leur démonstration finalement tombe à plat, faute d'être pleinement assumée. Hommage à ceux qui signent !" Pierre Bayle "Les Européens veulent des Droits égaux pour tous. Les Allemands revendiquent comme les Irlandais, les Français, les Hollandais ou les Espagnols le Droit de dire NON. SARKOZY saura t il les comprendre aussi ?" Sophie

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